Les Artistes

L’affaire Enzo invite le guitariste Manouche ROMANE



L’affaire ENZO

ROMANE

Né en 1959, fils et petit fils de guitaristes, ROMANE se met à la pratique de l’instrument dès l’âge de 12 ans en compagnie  de musiciens gitans. Tombé dans la marmite de Django, cette potion est si magique qu’elle vous  confère des pouvoirs spéciaux. A ce jour il a enregistré une vingtaine d’albums, écrit des méthodes, fondé des écoles de jazz manouche. On peut affirmer que le dynamisme actuel du jazz manouche lui doit beaucoup.

Ce grand maître n’a jamais cessé d’apprendre au contact de ses paires. Il faut beaucoup d’intelligence pour cultiver une telle modestie. Marqué très jeune par la musique et le style Django Renhardt, ROMANE s’est plu pendant plusieurs années à faire revivre une certaine tradition du jazz manouche ou jazz gitan. Parmi tous les guitaristes de jazz qui se sont révélés ces vingts dernières années, ROMANE fait partie de ceux qui utilisent l’expérience du passé pour jouer une musique d’actualité.

De là est né son désir de faire évoluer la tradition en ouvrant les portes de cette culture à tous ceux qui souhaitent la découvrir, en témoignent de nombreux ouvrages pédagogiques et une discographie impressionnante. Instrumentiste hors pair, son jeu conjugue à la fois rigueur et dextérité, intelligence et passion. Sur scène, ROMANE fait souffler le vent de l’émotion et grave les âmes les marques d’une passion qui l’anime depuis l’enfance.

 

Enzo MUCCI

Débute en 1965 au banjo avec la formation toulousaine old time jazz band, en 1979 s’installe à Paris, sollicité par Oliver Franc Quintet ; Joue du banjo dans les compositions de films de monsieur Claude Bolling, puis guitariste du Harlem Jazz du pianiste François Rilhac ; en 1983 rencontre Romane, se lie d’amitié et grâce à lui entre dans le monde musical Manouche, puis en 1986 dans celui du Blues et Boogie-Woogie en participant à de nombreux concerts et enregistrements avec Memphis Slim, Jean Paul Amouroux, Fabrice Eurly ainsi que Jean-Pierre Bertrand, tant à la guitare qu’à la contrebasse.

En 2000 devient guitariste du big band de Michel Pastre et en 2010 celui du Paris Swing Orchestra ; C’est alors qu’il rejoint de nombreuses formations telles que Cecile Mclorin Salvant, Blues de Paris, 3 For Swing, Mem’Ory et Louis Prima Forever.

Tout en conservant une tendresse particulière pour le style Manouche, Enzo forme avec Gilles Chevaucherie à la contrebasse et Claude Tissendier à la clarinette le trio de « l’Affaire Enzo »

 

Claude TISSENDIER

Né en 1952 à Toulouse, il suit des études classiques de clarinette et de saxophone au conservatoire de Toulouse tout en s’initiant au jazz dans plusieurs orchestres locaux. Il s’installe à Paris en 1977 et entre dans l’orchestre de Claude Bolling.

En 1985, il grave son premier disque « Tribute to John Kirby « pour lequel il obtient le prix du meilleur disque de Jazz français et le prix de l’académie du jazz. En 1987, il créer le quartet Swingtime pour rendre hommage à Benny Goodman. En 1996, il reçoit un Django d’or pour son disque « Sax Connection ». En 1998, une fois de plus il est primé pour son disque en hommage à Count Basie. En 2002 avec son tentet, son disque « Hampton vibrations » reçoit le grand prix du Hot Club de France. En 2008, il s’intéresse à la musique de Django Reinhardt avec son disque « Django’s Dream » Tout récemment c’est lui que l’on entend sur la base musicale du film « Django ».

 

Gilles CHEVAUCHERIE

Incontestablement, le meilleur spécialiste du Slap de la terre et ses environs « le slap consiste à tirer les cordes et les faire claquer

sur le manche afin de donner un effet rythmique efficace » , au tempo solide procurant une confortable assise à ses partenaires!

Il intègre la formation des Haricots Rouges en 1970, puis accompagne différents orchestres comme celui de Jean Paul Amouroux, ou les Rois du Swing et devient le fidèle compagnon du Quintet d’Olivier Franc, participe à la création du quartet Slapscat (Daniel Huck, Patrick Diaz et Patrick Bacqueville) avec une fréquentation assidue au Jazz Club du Méridien programmé par Moustache, qui lui donne l’occasion de se confronter à des musiciens  américains de renommée tels que Joe Newman, Harry Sweet Edison, Doc Cheatham, Eddie Davis, et Slim Gaillard.

Il intègre plus tard les formations comme Formule 4, Parad’, Paris Swing Orchestra, Jean Pierre Bertrand, Philippe Audibert..